Malaki Live

Malaki Live : Pèlerinage au Cœur de l´Afrique pour la Réconciliation des africains de l´Est et de l’Ouest de l´Atlantique. http://www.malakimakongo.net/pelerinage.htm

31 juillet 2008

Pèlerinage au Coeur de l'Afrique

Malaki Live: Pèlerinage au Cœur de l´Afrique

Réconciliation des africains de l´Est et de l’Ouest de l´Atlantique

12 septembre au 02 oct 2008

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« L'essentiel pour un peuple c'est moins de pouvoir se glorifier d'un passé                                                                      plus ou moins grandiose que de découvrir et de prendre conscience de                                                            la continuité de ce passé quel qu'il fût »   Cheikh Anta Diop

Les linges sales se lavent en Famille, dit-on, c’est pourquoi Malaki ma Kongo, Association pour la promotion des racines culturelles africaines pour le développement responsable, invite tous les africains de l’Ouest de l’Atlantique et les amis du continent Noir, à revenir sur les pas de nos ancêtres et remonter le temps des proches et lointains siècles de l’esclavage pour re-parcourir l’Afrique de l’Iles de Gorée au coeur du continent Noir.       

Nous traverserons beaucoup de villages où des monuments, des vallées, montagnes, racines, des feuilles, des arbres et pourquoi pas le vent nous rafraîchiraient la mémoire. Peut-être qu’en dormant, dans le rêve, une mouche, un scarabée, un poisson et pourquoi pas un éléphant, nous chanterait des airs plus ou moins connus. Oui, marcher, juste pour toucher la réalité du doigt et se faire un jugement personnel de ce qui s’est réellement passé voici aujourd’hui plus de cinq cent ans. 

BUTS : Sauvegarder la mémoire collective

OBJECTIFS :

1- Créer un espace de dialogue pour la réconciliation et le développement responsable entre les
africains de l’Est et de l’Ouest de l’Atlantique ;
2- Promouvoir les racines culturelles africaines ; 
3- Récrire notre histoire ;
4- Entrer en communion avec nos ancêtres à travers la  participation au Festival Tricontinental
Malaki ma Kongo.

Spéciale RENCONTRE DES MUSUNDI DE L’EST ET DE L’OUEST DE L’ATLANTIQUE

CIRCUIT DU VOYAGE                                                    

a/  L’Ile de Gorée etla cité de Dakar au Sénégal ;                                                                                                                                                                            b/  Au Ghana nous visiteronslaRoute des Esclaves,lacité,les exemplesd’investissements de la diaspora Noire, suivi d’un Dîner Spectacle pour laSolidarité avec « L’initiatives desEchanges Entre les Africains de

l’Est et de l’Ouest de l’Atlantique » ;                        

c/ Bénin on toucheradu doigt une insolite expérience deretour en Afrique

réalisée il y a 10 ans par la FamilleJAH, venue de Guadeloupe.

Visite au Temple des Pythons à Ouidahet organisation d’un forum

sur : « Les Enjeux des EchangesEntre les Africains de l’Est et de l’Ouest de l’Atlantique » ;

d/ Les deux Congo, àBrazzaville et à Kinshasa nousparticiperons au Festival Tricontinental MALAKI ma KONGO et la visite de la cité s’impose.

e/ A Pointe Noire onvisitera le Monument de la Mémoire, le roi Maloango et les actions humanitairesde MALAKI DEVELOPMENT (Centre de couture pour les filles mères et le CentrePilote Agricole);

-Enfin pour cette année inaugurale, àcause des élections en Angola, nous differons le rendez-vous àMbanza Kongola Capitale du Royaume KongoReconnue récmement par l’UNESCO commePatrimoine Mondial de l’Humanité.Nous nous contenterons de clôturer enbeauté leFESTIVAL TRICONTINENTAL MALAKI ma KONGOà Nzinzi (Pointe Noire)la partie Nord Ouest du Royaume Kongo pour dire aux petits fils de nos petits filsce que les parents de nos parents ont vécu.

NB : Lecircuit peut connaître une oscillation et l’organisation vous tiendrait aucourant au moins deux semaines avant. Au cas contraire les grandes décisionsseront prises ensemble suivant les cas.

Le Pays des Musundi

La tribu Musundi fait partie de grandgroupe ethnique Kongo. Les Musundi sont présents dans l’espace que couvrel’ancien royaume Kongo, aujourd’hui reparti entre le Gabon, les deux Congo etl’Angola.

Musundi est le nom d’appartenance àl’une des provinces du Royaume Kongo appelé Province Nsundi. Cette provinceétait située dans la partie Nord duRoyaume Kongo.   

La Rencontre entre les Musundi de Cuba et ceuxd’Afriquese fera auKongo dia Mfoa, l’actuel Congo Brazzaville lors des festivités de Malaki maKongo qui est un festival créé en 1991 et qui fait la promotion des racines dela culture africaine. Aujourd’hui ce festival se fait chaque année dans les deuxCongo, en France, en Italie, en Guadeloupe et en Haïti.

ORGANISATEUR :Malaki ma Kongo en collaboration avec desorganisations sociales locales de l’Est et de l’Ouest de l’Atlantique qui nousinvited’aller en Afrique non pour sympathiser avec les lions, les léopards,les girafes, les crocodiles mais pour fraterniser avec les êtres humains.

MALAKI MA KONGO est une des raresrencontres culturelles africaines ( au sens moderne du terme) qui se fait auCongo avec les fonds et la sueur des artistes et hommes de culture. Ceux-ci parce biais, entendent sauvegarder leur liberté d’expression et l’indépendance danstout œuvre culturelle et création artistique . Son organisation et surtout sonorientation se gardent de toutes influences ou inspirations extraverties à lalogique culturelle africaine. Spectacles inédits inspirés de la riche traditiondu terroir. Vivre, boire, manger, parler comme au bon vieux temps de lavirginité culturelle, celle d’avant les Portugais. Courir le temps à reculant etse souvenir du Ngoma ya Kongo, le tambour de fête qui accompagnait les champsdes grillons et la fanfare des grenouilles pour exciter la danse nocturne des engoulevents.

La liste des participants est encore ouverte

Bon pèlerinage.

Masengo ma Mbongolo

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23 AOUT, JOURNEE INTERNATIONALE 2008 DE LA COMMEMORATION DU TRAFIC NEGRIER ET DE SON ABOLITION

Par Souindoula Simao

23 AOUT, JOURNEE INTERNATIONALE 2008

DE LA COMMEMORATION DU TRAFIC NEGRIER ET DE SON ABOLITION

La transporalité de lintelligence musicale et chorégraphique africaine a été totale.

C’est, en substance, ce que l’ on peut retenir a la lecture des précieux actes du cinquième Symposium de Musique Africaine, tenu, a Pointe-Noire, deuxième ville du Congo de la rive droite, dans le cadre de la même édition du FESPAM.

L’on notera, parmi la vingtaine de communications compilée dans ce recueil intitule “ Héritage de la Musique Africaine dans les Amériques et les Caraïbes”, celle de l’historien angolais, Simao Souindoula, l’ombilicale  contribution intitulée “ Candombes de Reyes, Llamadas et Conjunto Bantu » sur les rives de la Rio de la Plata”.

Editée a Paris, aux éditions L’ Harmattan, sous la coordination de Mukala Kadima-Nzuji et du regrette Alpha Noel Malonga, celui-ci décédé il y a quelques semaines, cette compilation s’étale sur 399 pages.

Elle contient diverses études de pointe sur les survivances musicales et chorégraphiques « niger » sur les terres occidentales de l’Atlantique.

L’on y note, entre autres signatures, celles d’historiens, d’anthropologues, de musicologues, de sociologues et d’hommes de lettres tels l’inévitable afro-nord-américaine Sheila S. Walker, le chef du fameux Conjunto Bantu de Montevideo, le très méthodique Tomas Olivera Chirimini, l’énergique cubain Lino Neira Betancourt et la grande star de la Word –music, l’afro-péruvienne Susana Baca.

Y suivent les contributions d’Elisabeth Maino, du Centre des Etudes Africaines de Paris et de Sylvie Clairefeuille, spécialiste des musiques urbaines d’Afrique.

L’on remarquera, parmi les chercheurs africains, le très applique ethnomusicologue ivoirien Adepo Yapo et le congolais de la rive gauche, Manda Tchebwa, Directeur Artistique du Marche Africain des Arts du Spectacle d’ Abidjan.

MARRONNAGE

Des faits y sont rappelés tels que les points de parente des musiques des deux rives de l’ océan triangulant, la place des viriles percussions dans celles-ci, la prévisible dynamique syncrétique produite par les musiques noires sur le continent américain et dans l’ ensemble insulaire caribéen, la dimension insurrectionnelle des chants créoles, les danses guerrières afro-brésiliennes, les réputés nkisi,  maculeta et capoeira ainsi que la définitive cristallisation des musiques de marronnage, celles des quilombos, palenques et senzalas.

L’on y apprend aussi la force des composantes de la rumba afro-cubaine telles que le yamba et le guanguanco, l’importance des batuque et lundu en Amérique du sud, les supports organologiques d’origine sub-saharienne dans l’ancienne et historique Espanola (aujourd’hui séparée en Haïti et République Dominicaine), dans les Antilles Néerlandaises et au Guatemala.

Les actes de la rencontre de la cite du “ tchevelika ” (esclave) contiennent également des approches sur la rémanence de la musique rituelle liée a la collante Notre Dame de Rosario au Venezuela, les incontournables danses “ Reyes Congo” a Panama, les célèbres joutes musicales dominicales au Congo Square de la mythique Nouvelle Orléans, le profil, naturellement, subsaharien de la musique des Irmandades a Salvador de Bahia, la “ Rome afro-brésilienne ” et l’ influence congo-angola dans les danses de la cote atlantique brésilienne et le prestige des blocs afro-pernambouc dans les candomblés.

CHAMPETA COLOMBIENNE

L’ouvrage sorti de la réunion de la Loango Coast contient aussi de nouvelles  analyses sur la structure évolutive rythmique, quatuor, rio platense, candombe/milonga/milongon/tango, les causes de l’irrésistible succès mondial de la torride champetta  colombienne, l’influence des supports organologiques africains dans l’émergence et l’évolution du “son” cubain et la symbolique musicale des Rivers Babylon dans la très spirituelle Jamaïque.

La démarche comparative a été bien clairement suivie dans l’ ensemble des communications, et dont l’exemple le plus audacieux a été celle menée par le sympathique poète  congolais, Sangi Lutondo, dans son expose intitule Cijanda cokwe et la samba carioca.

L’un des abordages, parmi les plus profonds est celui de l’universitaire de Brazzaville, le bien nomme Auguste Miabeto, portant sur “Grapa congo” en Guadeloupe. Il y analyse, en toute beauté littéraire et en toute originalité, les traditions ludiques enfantines, nuptiales, divertissantes et satiriques originaires du Bas – Nzadi, dans la melano-ile des Petites Antilles.

L’Université Marien Ngouabi a aussi fourni dans les actes de la rencontre du Centre Mbongui, deux apports littéraires absolument rafraichissants, ceux d’Antoine Yila sur la présence musicale africaine dans le puissant discours poétique de l’un des chantres de la négritude, qui nous a quitte, lui aussi, il y a quelques semaines, Aime Césaire, et de l’infortune Alpha Noel Malonga, qui a mis en relief la place du tam-tam dans l’essai surréaliste afro caribéen, « Texaco », de Patrick Chamoisseau.

ENCHASSEMENT

Quant à Simao Souindoula, Rapporteur des travaux du Symposium, celui-ci s’est attache à suivre le fil conducteur bantu, de l’évolution, a Buenos Aires et Montevideo, à partir de la fin du XVII eme jusqu'à la période contemporaine, des rythmes  tels que le candombé, le cambunda, le banguela, le mana, le quisam, le lubolo et … le tango, leur perpétuation dans les Llamadas, vigoureux groupes carnavalesques rioplatenses et leur enchâssement conformiste dans l’ attachant Conjunto Bantu, sorti des enflammés « barrios del Sur » de la capitale uruguayenne .

Appréciant la publication de ces actes, Simao Souindoula l’a considérée comme constituant une contribution de plus a une meilleure connaissance des liens anthropologiques scelles, définitivement, entre le continent premier et ses prolongements américain et caribéen, dynamique sera, sans nul doute,  renforcée, dans la senghorienne Dakar, qui abritera, en Décembre de l’année prochaine, pour la deuxième fois, 43 ans après, la troisième édition du Festival Mondial des Arts Negres, celle de la Grande Renaissance des « Damnes de la Terre ».

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12 juillet 2008

MORT DU ROI KONGO DE LA REP. DOMINICAINE, SISTO MINIER

LE ROI KONGO DE LA REP. DOMINICAINE, SISTO MINIER, N’EST PLUS.

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Sisto Minier

Ce 29 avril 2008 à l’âge de 88 ans le vieux lion de la périphérie de Santo Domingo et précisément à Villa Mella, est parti à Mpemba, comme on dit chez nous pour parler du royaume des morts. Dans cette terre étrangère et malgré la cruauté du système esclavagiste espagnole, l’un des plus vile que la terre n’a jamais connu, Sisto Minier a su laisser les traces de sa kongonité que ses descendants sauront veiller et sauvegarder au sein de la Confraternité Saint Esprit Los Congos.

C’est au hasard que j’ai fais la connaissance de Sisto Minier. Ceux qui connaissent le langage des étoiles diraient que mes pas étaient dirigés par les Grands Bissimbi, les grands esprits. Je partais, en fait, pour prendre part au festivités du Bicentenaire de l’Indépendance de la Première République Noire, Haïti, que les premiers échauffourées de Port au Prince, m’ont obligé de prolonger mon escale dans La Zona Coloniale, le centre ville de Santo Domingo, de onze jour alors qu’il n’était prévu que  d’un jour.

J’en ai alors profité de scruter les horizons de cette ville où l’homme Noir est contraint au silence et aux travaux pénibles par la force du bout du revolver. Une arme facilement dissimulable que les citoyens, à la peau claire, de cette ville, exhibent sans vergogne pour s’assurer les privilèges de toutes sortes. Je vais tombé entre les mains de Glaem Pearls ( l’actuel Représentant de Malaki ma Kongo dans la Rep. Dominicaine ), un métis qui, dès qu’il a appris que je venais du Congo, il m’a prié d’aller rencontrer le Roi Kongo de Santo Domingo. 

Dans ce pays où le droit à la vie ou de la mort était lié à l’acceptation de la nationalité espagnole et de la religion chrétienne, seul les derniers arrivants, la série du groupes des captifs de la guerre de M’Buila, les Kongo, réduits en esclaves, ont pu maintenir leurs racines. Dans les pays où la culture des natives américains a été littéralement effacée, les Congos comme on les appelle représentent aujourd’hui, l’unique culture traditionnelle pure qui puisse exister ; au cas contraire, ce sont les groupes haïtiens qui comblent ce vide avec la culture typiquement créole. Mais malgré cet attachement radical à leurs racines africaines, les Congos sont encore victimes d’un impérialisme culturel européen si fort que leurs actions culturelles se font sous le label de « culture latino américaine » effaçant du coup toute la dynamique africaine qui fait vivre cette dernière. 

Je peux vous assurer que très peux de Ne Kongo vivant même dans les Amériques sont au courant de ce décès puisque qu’ils sont plus connu sous le nom de la comunidad de Mata Los Indios, de Villa Mella, bien qu’ils s’efforce à crier haut et fort que leur religion s’appelle la Confraternité Saint Esprit Los Congos.

J’ai retrouver dans leur manière de parler, de chanter, de manger, de prier et dans les gestes de tous les jours, une forte dimension de Bukongo. Sisto Minier s’est confié à moi en disant qu’ils font beaucoup de choses d’origine Kongo comme leurs ancêtres les ont dit mais si une fois ils étaient invité à Malaki ma Kongo au Congo, ils pourraient vérifier cela sur le terrain

Durant ses derniers jours il était interné dans l'Hôpital de la Police Nationale, où, par ordre de son Directeur, Dr. Cristóbal Fernández, lui fut donné un traitement privilégié par sa condition de porteur d'une expression culturelle dominicaine proclamée par l'Unesco, en mai de 2001, “Patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité.”

La mort lui a surpris le 29 avril 2008 dans sa maison de Mata Los Indios, de Villa Mella. Il a été enterré dans le cimetière municipal de Villa après avoir reçu honneurs funèbres des autorités de l'Hôtel de ville de Saint Domingue et du Secrétariat d'État de la Culture.

Le Capitaine de la Confrérie des los Congo nous quitte au moment où le Secrétariat d'État de la Culture, l'Unesco et les membres de la Confrérie du Saint-Esprit Los Congos terminent un plan d'action pour la sauvegarde de cette expression culturelle dont les activités ont été notifiées dans le Code Noir de Carolino de 1784, soixante ans avant la proclamation de la République Dominicaine. Le pays jouit, donc, d'une expression culturelle plus antique que la République elle même.

Don Sixto Minier faisait partie de la Confrérie du Saint-Esprit Los Congos de Villa Mella depuis son adolescence. Il fabriquait les instruments de musique que le groupe utilise. Leur plus gros et gand tambour s’appelle « Kongo ». Il mesure un mettre avec un diamètre de 20 à 30 cm. C’est sa grand mère qui l’a initié et l’a choisi comme responsable de la Confrérie à 14 ans. Depuis lors Don Sixto a célébré avec ses instruments congos toutes les fêtes de Espíritu Santo Los Congos de Villa Mella. Il a parcouru beaucoup de pays, exécutant dans les cérémonies funéraires les morceaux de musique de la Confrérie. Après sa mort, ils lui ont aussi exécuté un morceau de Kalunga qui est le plus sacré du répertoire des Kongo. Cette partie musicale est très célèbre à Villa Mella ; quand une personne meurt, on dit d'elle que "Kalunga l’a touché", (Kalunga = Dieu de la pleinitude).

Pour ses mérites culturels, Don Sixto Minier reçu de différentes reconnaissances. Le Conseil de la ville de New York l'honora ainsi, "pour sa contribution à préserver l'héritage africain en République Dominicaine", 2001; le Gouvernement Dominicain le reconnut comme patrimoine vivant du folklore "dominicain", 2002; l'Université d'Humaniste et l'institut Dominicain de Recherches Anthropologiques de l'université d’Autonome de Santo Domingo lui firent un hommage pour avoir été pour la Confrérie " le Maître d’Oeuvre du Patrimoine Oral et Intangible de l'humanité (2003); et les programmes nationaux de télévision " El Gordo de la Semana ", 1987 et " Sábado de Corporán ", 1995 le distingua comme " sédiment du folklore dominicain" et comme "trésor vivant" de ce folklore, respectivement.

La dernière reconnaissance qu’a reçut récemment Don Sixto, pendant la Foire du Livre, du Secrétariat d'État de Culture est “pour avoir garanti la continuité des connaissances, le processus et les techniques artisanales traditionnelles de République Dominicaine” (avril 2008).

http://www3.diariolibre.com/noticias_det.php?id=14537

http://www.melassa.org/gallerycomunidad.htm

Le roi du Kongo Ne Mvita Kanga avait dit le 29 octobre 1665 à Mbuila vers 5h30mn du soir et précisément avant qu’il soit décapité :

Kongo tadi ù

ka di basué

Mba nsinga

Nous autres Ne Kongo avons le devoir de repérer nos frères Kongo dispersés par l’histoire.

Kongo tadi, ka di basukandi ka dia be nsinga zi ninga za ka zi tabuki.

Muisi Kahunga Muana Nsundi

Masengo ma Mbongolo

info@malakimakongo.net

www.malakimakongo.net

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LA MORT DU ROI KONGO DE LA REP. DOMINICAINE, SISTO MINIER

LE ROI KONGO DE LA REP. DOMINICAINE, SISTO MINIER, N’EST PLUS.

Ce 29 avril 2008 à l’âge de 88 ans le vieux lion de la périphérie de Santo Domingo et précisément à Villa Mella, est parti à Mpemba, comme on dit chez nous pour parler du royaume des morts. Dans cette terre étrangère et malgré la cruauté du système esclavagiste espagnole, l’un des plus vile que la terre n’a jamais connu, Sisto Minier a su laisser les traces de sa kongonité que ses descendants sauront veiller et sauvegarder au sein de la Confraternité Saint Esprit Los Congos.

C’est au hasard que j’ai fais la connaissance de Sisto Minier. Ceux qui connaissent le langage des étoiles diraient que mes pas étaient dirigés par les Grands Bissimbi, les grands esprits. Je partais, en fait, pour prendre part au festivités du Bicentenaire de l’Indépendance de la Première République Noire, Haïti, que les premiers échauffourées de Port au Prince, m’ont obligé de prolonger mon escale dans La Zona Coloniale, le centre ville de Santo Domingo, de onze jour alors qu’il n’était prévu que  d’un jour.

J’en ai alors profité de scruter les horizons de cette ville où l’homme Noir est contraint au silence et aux travaux pénibles par la force du bout du revolver. Une arme facilement dissimulable que les citoyens, à la peau claire, de cette ville, exhibent sans vergogne pour s’assurer les privilèges de toutes sortes. Je vais tombé entre les mains de Glaem Pearls ( l’actuel Représentant de Malaki ma Kongo dans la Rep. Dominicaine ), un métis qui, dès qu’il a appris que je venais du Congo, il m’a prié d’aller rencontrer le Roi Kongo de Santo Domingo. 

Dans ce pays où le droit à la vie ou de la mort était lié à l’acceptation de la nationalité espagnole et de la religion chrétienne, seul les derniers arrivants, la série du groupes des captifs de la guerre de M’Buila, les Kongo, réduits en esclaves, ont pu maintenir leurs racines. Dans les pays où la culture des natives américains a été littéralement effacée, les Congos comme on les appelle représentent aujourd’hui, l’unique culture traditionnelle pure qui puisse exister ; au cas contraire, ce sont les groupes haïtiens qui comblent ce vide avec la culture typiquement créole. Mais malgré cet attachement radical à leurs racines africaines, les Congos sont encore victimes d’un impérialisme culturel européen si fort que leurs actions culturelles se font sous le label de « culture latino américaine » effaçant du coup toute la dynamique africaine qui fait vivre cette dernière. 

Je peux vous assurer que très peux de Ne Kongo vivant même dans les Amériques sont au courant de ce décès puisque qu’ils sont plus connu sous le nom de la comunidad de Mata Los Indios, de Villa Mella, bien qu’ils s’efforce à crier haut et fort que leur religion s’appelle la Confraternité Saint Esprit Los Congos.

J’ai retrouver dans leur manière de parler, de chanter, de manger, de prier et dans les gestes de tous les jours, une forte dimension de Bukongo. Sisto Minier s’est confié à moi en disant qu’ils font beaucoup de choses d’origine Kongo comme leurs ancêtres les ont dit mais si une fois ils étaient invité à Malaki ma Kongo au Congo, ils pourraient vérifier cela sur le terrain

Durant ses derniers jours il était interné dans l'Hôpital de la Police Nationale, où, par ordre de son Directeur, Dr. Cristóbal Fernández, lui fut donné un traitement privilégié par sa condition de porteur d'une expression culturelle dominicaine proclamée par l'Unesco, en mai de 2001, “Patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité.”

La mort lui a surpris le 29 avril 2008 dans sa maison de Mata Los Indios, de Villa Mella. Il a été enterré dans le cimetière municipal de Villa après avoir reçu honneurs funèbres des autorités de l'Hôtel de ville de Saint Domingue et du Secrétariat d'État de la Culture.

Le Capitaine de la Confrérie des los Congo nous quitte au moment où le Secrétariat d'État de la Culture, l'Unesco et les membres de la Confrérie du Saint-Esprit Los Congos terminent un plan d'action pour la sauvegarde de cette expression culturelle dont les activités ont été notifiées dans le Code Noir de Carolino de 1784, soixante ans avant la proclamation de la République Dominicaine. Le pays jouit, donc, d'une expression culturelle plus antique que la République elle même.

Don Sixto Minier faisait partie de la Confrérie du Saint-Esprit Los Congos de Villa Mella depuis son adolescence. Il fabriquait les instruments de musique que le groupe utilise. Leur plus gros et gand tambour s’appelle « Kongo ». Il mesure un mettre avec un diamètre de 20 à 30 cm. C’est sa grand mère qui l’a initié et l’a choisi comme responsable de la Confrérie à 14 ans. Depuis lors Don Sixto a célébré avec ses instruments congos toutes les fêtes de Espíritu Santo Los Congos de Villa Mella. Il a parcouru beaucoup de pays, exécutant dans les cérémonies funéraires les morceaux de musique de la Confrérie. Après sa mort, ils lui ont aussi exécuté un morceau de Kalunga qui est le plus sacré du répertoire des Kongo. Cette partie musicale est très célèbre à Villa Mella ; quand une personne meurt, on dit d'elle que "Kalunga l’a touché", (Kalunga = Dieu de la pleinitude).

Pour ses mérites culturels, Don Sixto Minier reçu de différentes reconnaissances. Le Conseil de la ville de New York l'honora ainsi, "pour sa contribution à préserver l'héritage africain en République Dominicaine", 2001; le Gouvernement Dominicain le reconnut comme patrimoine vivant du folklore "dominicain", 2002; l'Université d'Humaniste et l'institut Dominicain de Recherches Anthropologiques de l'université d’Autonome de Santo Domingo lui firent un hommage pour avoir été pour la Confrérie " le Maître d’Oeuvre du Patrimoine Oral et Intangible de l'humanité (2003); et les programmes nationaux de télévision " El Gordo de la Semana ", 1987 et " Sábado de Corporán ", 1995 le distingua comme " sédiment du folklore dominicain" et comme "trésor vivant" de ce folklore, respectivement.

La dernière reconnaissance qu’a reçut récemment Don Sixto, pendant la Foire du Livre, du Secrétariat d'État de Culture est “pour avoir garanti la continuité des connaissances, le processus et les techniques artisanales traditionnelles de République Dominicaine” (avril 2008).

http://www3.diariolibre.com/noticias_det.php?id=14537

http://www.melassa.org/gallerycomunidad.htm

Le roi du Kongo Ne Mvita Kanga avait dit le 29 octobre 1665 à Mbuila vers 5h30mn du soir et précisément avant qu’il soit décapité :

Kongo tadi ù

ka di basué

Mba nsinga

Nous autres Ne Kongo avons le devoir de repérer nos frères Kongo dispersés par l’histoire.

Kongo tadi, ka di basukandi ka dia be nsinga zi ninga za ka zi tabuki.

Muisi Kahunga Muana Nsundi

Masengo ma Mbongolo

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